Message de Noël et du Nouvel An au Temps du Covid

Nous connaissons une fin d’année insolite, la magie de Noël se limitera cette année à plus de simplicité et moins d’artifices en raison de la capacité limitée à pouvoir se retrouver; nous formulons cependant le vœu pour que cette magie très particulière au temps de Noël et à laquelle nous sommes tous attachés quelques soient nos convictions religieuses opère tout de même dans les cœurs surtout des plus petits pour lesquels il est encore trop tôt pour les priver de leurs rêves.

Nous pensons à toutes les familles qui n’ont pas pu, comme chaque année, profiter de l’été pour retrouver leurs attaches familiales en France et qui auraient tant voulu pouvoir rentrer en France pour Noël, mais le re-confinement et la quatorzaine obligatoires compliquaient bien les choses; nous comprenons leur déception, les circonstances l’imposent. L’insouciance et la facilité des jours heureux doit cette année céder à la prudence pour que l’année prochaine il n’y ait plus ni barrières sanitaires ni géographiques et que nous puissions à nouveau nous réunir sans restriction et pouvoir nous embrasser avec chaleur. Même éloignés et même, si bien sûr, ce n’est pas tout à fait la même chose, grâce au développement du numérique, les grands-parents pourront tout de même échangés le jour de Noël avec leurs petits-enfants qui ont dû rester au Japon; l’émotion sera si forte pour les grands-parents et ce moment de pure gratitude et d’affection, laissera aussi le plus beau des souvenirs de Noël à nos enfants et petits-enfants !

Nous devons aussi penser à toutes celles et ceux qui seront vraiment seuls à Noël; l’OLES les a rencontrés, nous avons connu en 2020 une flambée de cas de détresses engendrés par la solitude morale et sociale liée aux conséquences de la Covid; ces cas représentent la moitié des appels à l’entraide reçus par l’OLES en 2020 : difficultés économiques, tensions familiales, angoisses de l’isolement sans possibilité de voyager pour rendre visite à sa famille… La crise sanitaire a révélé la vulnérabilité psychique et morale de plusieurs de nos compatriotes qui, aujourd’hui, se trouvent mentalement fragilisés.

Noël redevient donc cette année source d’un vrai ‘’Moment d’Attente’’… en cette fin d’année 2020 toutes les Nations se retrouvent  dans l’attente du ‘’monde d’après’’, encore imprévisible !

Les temps actuels sont déjà bien assez stressants pour ne pas adresser un message d’austérité, des jours meilleurs nous attendent en 2021 mais cela dépendra aussi beaucoup de nous !

2020 aura été une année inédite de craintes, d’angoisses et d’incertitudes à l’échelle mondiale que caractérise la pandémie de la Covid. Même si nous ne serons toujours pas complètement débarrassés de l’épidémie, 2021 devrait être l’année de l’espérance et de la reconstruction ; si la prudence reste cependant de mise, la peur n’est pas digne de l’humanité et le doute n’a pas non plus sa place.

Au cours des siècles passés, l’humanité a déjà connu à l’échelle mondiale d’autres pandémies dont elle a su collectivement se relever alors que les moyens économiques et les connaissances médicales étaient beaucoup moins développés qu’ils ne le sont aujourd’hui. Certes 2020 aura été une année anxiogène mais aussi un révélateur, l’épidémie nous a mis face à nos fragilités et nous a révélé nos vulnérabilités physiques, psychiques et morales. Durement  touchés sur le plan économique, la cohésion sociale a été mise en danger, la précarité et les inégalités se sont accrues, cependant, même si l’organisation de la prise en charge sanitaire a connu, chez nous, au départ quelques confusions et un certain flottement, nous avons aussi appris et pris conscience que la santé était notre bien commun à tous et que pour nous protéger notre responsabilité comme notre solidarité étaient devenues un enjeu collectif.

A travers les gestes barrière, nous avons compris que nous étions liés les uns aux autres, se protéger pour protéger aussi les autres et réciproquement. La pandémie nous a encore plus largement enseigné qu’elle ne connaissait pas de frontières et notre interdépendance nous est apparue comme une évidence dès lors que la lutte contre le virus devait être organisée non seulement au plan national mais aussi à l’échelle européenne, prise en charge de patients entre pays européens voisins et mise en place d’un programme de soutien économique à l’échelon européen. La recherche de vaccins devant pour sa part se jouer à l’échelle du monde. Le virus a mondialement frappé et c’est maintenant à l’èchelle du monde qu’il va falloir y répondre .

Cela esquisse le visage idéal du ‘’monde d’après’’ qui devra reposer sur une dynamique universelle d’espoir, c’est ainsi que nous pourrons vaincre la crise que nous traversons et que l’humanité pourra échapper au désastre !

Reconstruire le monde est une bien grande ambition, en cela nous devons dès maintenant commencer à penser le ‘’monde d’après’’ en nous laissant guider avant tout par l’espoir et même, pourquoi pas, un peu d’utopie car on doit pouvoir aussi continuer à rêver l’avenir!

Malgré tout la crise de la Covid a eu du bon dans la mesure où elle a contribué à avoir un effet révélateur et à faire évoluer nos comportements et provoquée une prise de conscience collective de nos forces et de nos faiblesses.Comme toujours dans la difficulté, les épreuves nous ont permis de fortifier et de resserrer nos liens en exprimant notre bienveillance et notre solidarité. La pandémie a surement été aussi un moment de vérité entre nous. Si nous voulons commencer à penser ‘’le monde d’après’’ il va falloir accélérer la transition économique, sociale et écologique, penser au climat, retrouver des éco-systèmes respectueux des hommes et de l’environnement, réduire les inégalités sociales…

 Il n’y aura cependant pas de miracle, cette mission sera exigeante, et réclamera de notre part énormément de motivation, d’ardeur et de conviction,  il ne faudra pas non plus croire à l’illusion d’un monde sans effort. 

Notre avenir sera avant tout du ressort de la conscience et de la confiance, voici le vœu exigeant que nous formulons pour l’année 2021.

Yves Alemany 
Président
OLES Japon

« Au Revoir » Monsieur le Président Giscard d’Estaing.

Nous avons appris ce matin le décès du Président Valéry Giscard d’Estaing mort le 2 décembre à l’age de 94 ans des suites du Covid.

Au delà de nos sensibilités politiques nous saluons et rendons hommage à la mémoire de cet homme d’état, élu Président de la République en 1974 à l’age de 48 ans, qui à l’occasion de son élection aura réussi à apporter un changement de style et un vent de modernisation important à la vie politique française. Européen convaincu, au cours de son septennat Valéry Giscard d’Estaing a oeuvré à renforcer la construction européenne et consolider sa monnaie ; il a aussi réussi à porter et à faire accepter des réformes sociétales fondamentales telles que l’IVG et l’abaissement de l’âge de la majorité à 18 ans. Organisme d’entraide et de solidarité, l’OLES regarde aujourd’hui rétrospectivement ces réformes qui, en leur temps, ont provoqué d’ardents débats parlementaires et d’opinion comme un progrès important pour libéraliser et responsabiliser la société française. Ce président se voulait résolument réformateur et il souhait pouvoir “regarder la France au fond des yeux” pour comprendre ses attentes ! Nul doute que s’il n’a pas réussi à répondre à toutes ces attentes le septennat de Valery Giscard d’Estaing aura cependant marqué un tournant important dans le style et la manière de faire de la politique en France.

Le décès de Valéry Giscard d’Estaing, Président de la République de 1974 à 1981, intervient donc dans le contexte de pandémie sanitaire du Covid que nous connaissons et dont il a été lui-même victime. Depuis 9 mois ce virus a bouleversé de façon profonde nos habitudes de vie et causé de très graves conséquences. Le décès du Président Valéry Giscard d’Estaing nous rappelle une fois encore à la vigilance et à ne pas relâcher nos efforts pour respecter toutes les recommandations de protection sanitaire.

Prenez bien soin de vous et protégez aussi bien votre entourage en respectant scrupuleusement tous les gestes barrières.

Communiqué (meurtre de Conflans-Sainte-Honorine)

Depuis sa création en 2015 l’OLES Japon, association d’entraide et de solidarité fondée sur la diversité et la pluralité d’opinions dans le respect absolu de la laïcité républicaine, agit dans l’intérêt du bien commun sans distinction politique, ethnique ou religieuse.
Dans les circonstances odieuses qui ont abouti vendredi 16 octobre au meurtre tragique et inadmissible à Conflans-Saint-Honorine d’un professeur qui accomplissait sa mission pédagogique en enseignant à ses élèves le droit fondamental et le respect de la liberté d’expression, l’OLES Japon ne peut absolument pas rester indifférent ni muet devant cet acte abominable et se doit d’exprimer avec force son indignation et sa solidarité avec tous les enseignants et tous les citoyens attachés à défendre la diversité d’opinions et de croyances contre tout dogmatisme politico-religieux dans le respect des lois de la République.

In memoriam

Aujourd’hui la communauté française du Japon est à nouveau en deuil.
C’est avec une très grande émotion et une profonde tristesse que nous avons appris le tragique accident sur le Fuji Speed Way qui a coûté si brutalement la vie à Guillaume ; l’OLES adresse ses très sincères condoléances à Nathalie son épouse et nos pensées très attristées vont vers ses deux enfants encore touts petits qui sont brutalement privés d’un papa aimant et très présent. 
Très unis, Nathalie et Guillaume formaient un couple dynamique, naturellement très généreusement tourné vers les autres ; d’ailleurs Nathalie ne s’est-elle  pas spontanément engagée en coopération avec l’OLES en tant que bénévole en particulier concernant les problèmes de garde d’enfants dans le contexte de conflits familiaux ; elle a pu ainsi rendre des services très appréciés à ceux qui ont  eu cette chance de pouvoir s’appuyer sur elle.
Nous sommes encore  sous le choc de ce cruel et imprévisible coup du destin qui vient de frapper cette famille;  nous réaffirmons notre profonde et très  respectueuse amitié à Nathalie ainsi que notre solidarité dans cette épouvantable épreuve et bien sûr nous lui redisons encore qu’elle peut compter sur nous. 

Yves Alemany
Président OLES

Tiphaine Véron : appel au souvenir et à la mobilisation

29 juillet 2020 : voici deux ans que Tiphaine nous aura faussé compagnie à Nikko et qu’elle est entrée dans un impénétrable silence couvert du mystère de toutes les suppositions possibles avec son lot d’interrogations et encore de pages d’ombres. Les moments de doute s’ils demeurent encore nombreux ne nous empêchent surtout pas, chaque jour, de penser à Tiphaine et, même si le ciel reste toujours muet, de nourrir un ardent espoir de la retrouver prochainement. Notre mobilisation ne faiblit pas, soucieux de retrouver Tiphaine, l’OLES Japon reste engagé auprès de sa famille et de tous ses amis qui, « Unis pour Tiphaine », entretiennent fidèlement et assidûment la flamme de l’espoir.
Yves Alemany, Président OLES Japon

Décès de Yves Héry

L’OLES Japon a la grande tristesse d’annoncer le décès le 26 juillet de Yves Héry, un « grand ancien » du Japon qui, des années durant, a tenu un rôle de première place dans la vie de la  communauté française comme président de l’AFJ puis comme Délégué au Conseil Supérieur des Français de l’Etranger. Nous saluons avec une grande émotion  la mémoire d’une grande personnalité qui a beaucoup contribué à la communauté française du Japon  et nous adressons toutes nos sincères condoléances à sa famille avec nos très  amicales et très respectueuses pensées.

Relai d’un message de l’ambassade de France (20 juillet)

Madame, Monsieur,

Ces derniers jours, plusieurs régions du Japon, à commencer par Tokyo, font face à un accroissement significatif de la circulation du coronavirus. Certaines d’entre elles ont, en conséquence, augmenté leur niveau d’alerte. A ce stade, cependant, les autorités japonaises, à l’échelle du pays comme localement, estiment, pour la plupart, qu’il n’est pas nécessaire de mettre en place de nouvelles mesures restrictives. Elles invoquent notamment une intensification de la politique de dépistage, le lien entre de nombreux cas et la vie nocturne, la jeunesse des personnes testées positives et l’absence de tension sur le système sanitaire.

Compte tenu du caractère évolutif de la situation, il est plus que jamais nécessaire de faire preuve de prudence et de vigilance. Le respect des gestes barrières doit rester de mise et il convient d’éviter de se rendre dans les lieux clos, mal ventilés, trop fréquentés et où il est difficile de respecter la distanciation sociale. Comme depuis le début de la crise sanitaire, vous êtes vivement encouragés à vous tenir fréquemment informés et à suivre les consignes des autorités japonaises y compris, le cas échéant, en ce qui concerne les déplacements dans le pays.

Par ailleurs, en dépit de ce qu’auraient pu laisser croire les informations diffusées par les médias, les mesures restreignant l’accès au territoire japonais pour les étrangers arrivant en provenance des 129 pays visés par l’interdiction d’entrée, dont la France, restent inchangées. Il en résulte l’impossibilité pour la plupart d’entre eux, s’ils sont à l’extérieur, de revenir au Japon et, pour ceux qui y sont, de quitter le pays, sans prendre le risque de ne pouvoir y retourner dans un avenir prévisible.

Les nombreuses démarches engagées par la France, en liaison avec ses partenaires de l’Union européenne, en particulier, se poursuivent afin d’obtenir des assouplissements qui permettraient aux Français du Japon de retrouver une liberté de mouvement. En attendant, les autorités japonaises acceptent d’accorder des dérogations, au cas par cas et justifiées par des motifs humanitaires, dont elles ont une compréhension extrêmement restrictive. Elles évoquent notamment, parmi les possibles circonstances exceptionnelles, un retour pour assister à des funérailles à la suite du décès d’un membre proche de la famille, pour raisons médicales (intervention chirurgicale et suivi, accouchement) ou encore pour une convocation par la Justice. Une procédure lourde et nécessitant de nombreux justificatifs très détaillés permet à l’ambassade de présenter des demandes et d’obtenir des autorisations de voyage, qui ne font cependant jamais l’objet d’une confirmation écrite par les autorités japonaises, les décisions d’admission sur le territoire appartenant, en dernier ressort, aux officiers de l’immigration à l’arrivée.

Je suis bien conscient des inconvénients majeurs d’une telle approche pour chacune et chacun d’entre vous qui aspirez légitimement, en cette période estivale, à retrouver vos proches et, malheureusement, êtes parfois confrontés à des problèmes familiaux ou de santé qui exigent votre retour urgent en France. Si vous pensez que votre projet de voyage répond à un motif humanitaire et que vous êtes en mesure de fournir les justificatifs exigés, l’ambassade de France à Tokyo est à votre disposition pour vous expliquer et engager la procédure conduisant à l’octroi d’une dérogation par les autorités japonaises. Ce sont elles qui sont seules à décider.

Avec notre Consul général à Kyoto, nous sommes, comme toujours, à votre disposition.

Laurent Pic

Ambassadeur de France au Japon

Relai d’un message de l’ambassade de France (16 juin)

[Ambassade] Message à la communauté française

  Madame, Monsieur, 

Depuis plusieurs mois, les Français du Japon sont confrontés aux conséquences des restrictions mises en œuvre par les autorités japonaises à l’entrée de leur territoire, dans le contexte de la pandémie de Covid-19. 

Ces restrictions, et notamment l’interdiction d’entrée qui empêche nos compatriotes de revenir au Japon ou de le quitter sans prendre le risque de ne pouvoir y retourner dans un avenir prévisible, sont très pénalisantes. Elles aboutissent à des situations humaines douloureuses, avec des familles séparées, des Français incapables de reprendre le travail ou de porter assistance à leurs proches en France. A l’approche de l’été, au moment où chacun aspire légitiment à retourner dans son pays, ne serait-ce que pour retrouver parents et amis durement éprouvés par la crise, cette situation devient de plus en plus problématique. 

Dès l’origine, l’ambassade a pris toute la mesure des inconvénients de ces restrictions pour notre communauté. Elle a agi, y compris en mobilisant nos partenaires de l’Union européenne, pour obtenir des assouplissements des autorités japonaises et revendiquer l’application du principe de réciprocité, puisque tous les Européens traitent les résidents japonais dans leur pays comme leurs propres citoyens. A ce stade, ces démarches répétées et à tous les niveaux ont abouti à une disponibilité du Japon à examiner, au cas par cas, les situations présentant une dimension humanitaire, selon une définition stricte. C’est sur cette base que l’ambassade a présenté des demandes de dérogations et obtenu le règlement d’un certain nombre de situations difficiles. Cependant, cette approche laborieuse ne suffit pas et doit ouvrir la voie à une solution plus pérenne répondant aux attentes des personnes, comme vous, qui ont choisi le Japon pour s’y établir. C’est ce que la France et les Etats membres de l’Union européenne continuent à demander aux autorités japonaises, dans des démarches qui vont se poursuivre dans l’espoir qu’une solution satisfaisante soit trouvée. 

En attendant, l’ambassade de France est disponible pour engager des démarches afin de régler les situations présentant une dimension humanitaire. N’hésitez pas à prendre son attache. En revanche, sa responsabilité est aussi de vous mettre en garde contre la tentation de partir malgré tout, alors qu’aucune clarté ne prévaut aujourd’hui sur le calendrier selon lequel les restrictions à l’accès au territoire japonais pourraient être levées. Le risque pour vous est de vous retrouver dans l’impossibilité de rejoindre le Japon, avec toutes les conséquences familiales ou professionnelles en découlant. 

Vous pouvez compter sur l’ambassade pour continuer à défendre les intérêts des Français du Japon, avec détermination. 

Laurent Pic
Ambassadeur de France au Japon 

Fin de l’état d’urgence : relai d’un message de l’ambassade de France (26 mai)

L’OLES Japon relaie un message adressé par l’ambassade à la communauté française le 26 mai 2020 :

Madame, Monsieur,

Tenant compte des dernières évolutions de la situation sanitaire, les autorités japonaises ont décidé, le 25 mai, de lever l’état d’urgence dans les cinq préfectures qui étaient encore soumises à cette mesure : Tokyo, Chiba, Saitama, Kanagawa et Hokkaido.

Cette décision va se traduire par une reprise graduelle et maîtrisée des activités qui avaient été interrompues dans le cadre de l’état d’urgence. La pandémie n’étant toujours pas terminée, chaque gouverneur adresse des recommandations à la population, dont vous êtes invités à prendre connaissance et que vous êtes vivement encouragés à respecter. A nouveau, les gestes barrières, la distanciation sociale et la non fréquentation des lieux clos, mal ventilés et bondés restent de mise. A ce stade, la recommandation d’éviter tout déplacement non essentiel à l’intérieur du pays est maintenue.

Comme annoncé précédemment, la fin de l’état d’urgence permet la reprise progressive des activités de la section consulaire de l’Ambassade à Tokyo qui accueillera, à compter du lundi 1er juin, nos compatriotes sur rendez-vous. Des précisions sur les modalités de cet accueil seront données très vite sur le site internet de l’Ambassade. Aussi la permanence téléphonique dédiée aux conséquences de la crise sanitaire, qui ne reçoit plus que quelques appels, sera-t-elle interrompue, à compter du 26 mai 2020. Pour toutes vos questions, vous êtes invités à prendre l’attache de l’ambassade aux numéros de téléphone et adresses électroniques habituels.

De même, la préparation de la réouverture au début du mois de juin de nos établissements scolaires, le Lycée français international de Tokyo et le Lycée français international de Kyoto, est en cours et donne lieu à une concertation avec les représentants des enseignants et des parents d’élèves, dans le cadre des instances prévues à cet effet.

Enfin, les restrictions à l’accès au territoire japonais pour la plupart des étrangers, y compris ceux qui résident comme vous au Japon, n’ont pas été levées. L’interdiction d’entrée, qui vise désormais 111 pays dont la France, est en vigueur jusqu’à nouvel ordre, tandis que la suspension des visas et de l’exemption des visas de court séjour doit être prolongée jusqu’à la fin juin. Concrètement, les étrangers qui partiraient du Japon ne pourront pas y revenir, à ce stade.

L’ambassade reste pleinement  mobilisée pour permettre à nos compatriotes confrontés à des difficultés particulières de partir de et de revenir au Japon, dans le cadre d’une approche au cas par cas pour des motifs humanitaires à la libre appréciation des autorités japonaises. Nos efforts, y compris en liaison avec nos partenaires européens, seront poursuivis en vue de trouver une solution plus pérenne, étant entendu qu’au Japon comme en France, les voyages internationaux demeurent vivement déconseillés.

Avec mon collègue, le consul général de France à Kyoto, nous restons à votre entière disposition.

Laurent Pic, Ambassadeur de France au Japon, et Jules Irrmann, Consul général de France à Kyoto

Relai d’un message de l’ambassade de France (22 mai)

Madame, Monsieur,

Les autorités japonaises ont décidé, le 21 mai 2020, de lever l’état d’urgence dans trois préfectures de la région du Kansaï : Osaka, Kyoto et Hyogo. Le Premier ministre, Shinzo Abe, a, par ailleurs, annoncé que la situation sanitaire dans les autres préfectures encore concernées par l’état d’urgence, Tokyo, Kanagawa, Saitama, Chiba et Hokkaido, serait réexaminée, le 25 mai, en vue d’une possible levée de ce dispositif au début de la semaine prochaine.

Ces décisions, qui témoignent de la régression de la pandémie de Covid-19 dans tout le Japon, s’accompagnent d’un appel renouvelé à la prudence. La pandémie n’est pas terminée. Le respect des gestes barrière, la distanciation sociale et la non fréquentation des lieux clos, mal ventilés et bondés doivent rester de mise. A nouveau, vous êtes incités à vous conformer aux consignes des autorités, y compris à éviter les déplacements non essentiels entre préfectures. Il en va de votre sécurité.

Avec la fin de l’état d’urgence, dont la perspective est désormais envisagée pour tout le territoire japonais, l’ambassade de France prépare la réouverture progressive au public de sa section consulaire à Tokyo qui devrait pouvoir  accueillir bientôt  nos compatriotes sur rendez-vous. Des précisions sur la nature des démarches possibles, comme sur le calendrier et les modalités de cet accueil, destinées à assurer les meilleures conditions de sécurité pour les usagers et les personnels, seront diffusées  très rapidement.

De même, nos établissements scolaires, le Lycée français international de Tokyo et le Lycée français international de Kyoto, devraient être en mesure de rouvrir leurs portes aux élèves, au début du mois prochain, également selon des modalités conformes aux recommandations sanitaires et pédagogiques données par les autorités éducatives au Japon et en France. Une concertation aura prochainement lieu avec les enseignants et les représentants des parents d’élèves, dans le cadre des instances prévues à cet effet,  pour préparer cette étape attendue par notre communauté.

Avec mon collègue, Consul général de France à Kyoto, nous aurons très vite l’occasion de revenir vers vous sur tous ces sujets. En attendant, nous restons à votre entière disposition.

 Laurent Pic, Ambassadeur de France au Japon, et Jules Irrmann, Consul général de France à Kyoto